Combien coûte la création d’une microentreprise ?

    Ça y est, tu es prêt à te lancer dans ton activité. Bravo, tu vas goûter aux joies de l’entrepreneuriat ! On sait toutefois que cette décision implique un certain nombre d’interrogations. Et celle du coût qu’elle engendre n’est pas anodine. Alors concrètement, quel est le prix d’une création de microentreprise ? Une fois n’est pas coutume, nous avons mené l’enquête pour te livrer des informations claires pour que le passage à l’acte se fasse plus simplement.

    Un portail dédié remis à neuf

    Avant toute chose, tu n’es pas sans savoir qu’une microentreprise dispose d’un service bien spécifique. Et qui dit nouvelle année, dit encore une nouveauté. Le portail de l’autoentrepreneur, soit le service de l’URSSAF, a fait peau neuve via une refonte drastique du site. La page d’accueil a été redesignée, la charte graphique remodelée et l’aspect éditorial retravaillé.

    C’est donc sur cette plateforme toute pimpante que tu pourras réaliser certaines de tes démarches administratives. Et la création de ta microentreprise en fait pleinement partie ! N’oublie pas que Freebe s’occupe de la majorité des actions liées à ton activité ! Sois méfiant, et méfie-toi toujours des sites frauduleux. Eh oui, il n’est pas rare de tomber sur des sites internet te laissant croire qu’il s’agit du lieu pour gérer ton activité. Seul le portail de l’autoentrepreneur le permet.

    Alors concrètement, combien ça me coûte ?

    Si le statut de la microentreprise reste bien moins cher que les autres formes juridiques, certains frais sont tout de même à anticiper. La création en elle-même ne nécessite aucun centime, toutefois, en fonction de l’activité professionnelle exercée, des coûts annexes interviennent.

    Les activités artisanales peuvent sur la base du volontariat suivre un stage de préparation à l’installation, soit un SPI. Cette formation s’effectue auprès de la chambre de métiers et de l’artisanat dont tu dépends, et coûte 194 euros.

    Si tu pratiques une activité commerciale, une immatriculation RSAC, soit le registre spécial des agents commerciaux, est imposée. Celle-ci dispose d’un prix de 26 euros. Les plus phobiques de l’administratif pourront également se faire accompagner dans leurs démarches de création. Cette assistance est suggérée par les CFE des chambres des métiers et de l’artisanat et d’industrie. 60 euros seront en moyenne réclamés.

    Autant dire que créer sa microentreprise n’implique pas de sortir un gros billet. Mais là où il faut être vigilant, c’est sur les taxes et les cotisations sociales.

    CFE, cotisations, ACRE… que dois-je prévoir ?

    Ah cette CFE qui arrive dans la boîte aux lettres sans prévenir… mieux vaut l’anticiper, car son coût n’est pas toujours moindre. Cette taxe désigne la cotisation foncière des entreprises, et concerne une grande majorité de freelances. Il est impossible de mentionner son montant puisque celui-ci dépend clairement de la base minimale définie par la commune de ton siège d'activité ainsi que ton chiffre d'affaires. Il est donc vivement conseillé de se renseigner en amont pour obtenir une estimation de son coût. Sache que lors de ton année de création, tu en seras totalement exonéré. Des exonérations temporaires peuvent également être appliquées dans certains cas précis.

    Les cotisations sociales maintenant, venons-en. À régler mensuellement ou trimestriellement, ce sont les frais les plus réguliers et onéreux à considérer. Selon la nature de ton activité, un taux spécifique s’applique ainsi sur ton chiffre d’affaires. C’est à toi de retenir les dates butoirs de déclaration pour t’éviter aucune pénalité de retard. La loi a instauré une aide pendant trois ans en vue d’une réduction conséquente des cotisations sociales : l’ACRE. S’il fallait auparavant en faire la demande, l’ACRE est désormais suggérée à tout le monde.

    Un exemple ? Une microentreprise exerçant une profession libérale est théoriquement imposée à hauteur de 22 % sur son chiffre d’affaires. Avec l’ACRE, elle profitera d’un taux réduit de 5,8 % la première année d’exercice, 11,5 % la seconde année et 17,4 % la troisième année. À la fin de cette période de trois ans, la microentreprise sera soumise au taux normal en vigueur. Ainsi, une prestation de 1000 euros sera amputée de 58 €, 115 €, 174 € puis 220 €.

    L’ACRE se veut ainsi comme le meilleur dispositif pour débuter son activité sereinement et sans subir trop de frais. Ne passez pas à côté !

    Il est ainsi essentiel de lister les frais relatifs à ton entreprise. Trop de mauvaises surprises contraignent bon nombre d’entrepreneurs à revoir leur stratégie. L’anticipation des taxes et autres coûts doit clairement faire part de ton business plan. On compte sur toi !

    Maeva Girardot

    Maeva Girardot

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