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Modifié le :
April 6, 2023
Publié le : 
March 27, 2023
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[Interview freelance] Floriane Robin, Styliste freelance

Sur le blog de Freebe, on te propose chaque mois l’interview d’un ou une entrepreneure passionnée par son métier et son statut d’indépendant.e. Alors une nouvelle fois, on est très heureux de te retrouver pour un nouveau portrait d’entrepreneure, celui de Floriane Robin, graphiste textile et styliste freelance.

Hello Floriane, peux-tu nous parler de ton activité freelance ?

Je suis styliste et graphiste textile. J’accompagne mes clients dans leur projet de création de marque, ou tout simplement s’ils ont besoin d’une styliste pour réaliser leurs dessins d’après leurs idées. Je réalise la première étape au niveau du design, je fais plusieurs propositions, etc. Je fais du dessin de style et technique, ainsi que de la création d’imprimés et de motifs.

Ensuite, j’accompagne mes clients dans la recherche des matières et d’ateliers de confection. Du coup, je peux aussi être amenée à rester en communication avec l’atelier, car les créateurs de marque ne connaissent pas toujours le milieu du textile. Pour ma part, j’ai travaillé plusieurs années dans ce secteur, j’ai un bon réseau de fournisseurs et je connais bien toutes les étapes. Mais, je ne fais pas de modélisme ou de patrons.

Qu’est-ce qui t’a décidé à te lancer en freelance ?

Après des stages, j’ai été embauchée et j’ai travaillé dans 3 entreprises différentes. Finalement, j’ai décidé de me mettre à mon compte en freelance car le textile est un secteur très compliqué. Ce n’est pas forcément agréable de travailler au quotidien dans ce milieu, parfois très “requin”.

L’industrie textile est en plus la seconde industrie la plus polluante au monde. Et beaucoup de marques exploitent les travailleurs du textile en étant délocalisées dans des pays sous-développés. En tout cas, c’est ce que j’ai pu constater en travaillant uniquement dans de grands groupes. Mais même une petite marque peut vouloir délocaliser sa production pour économiser. D’ailleurs, beaucoup d’entreprises ferment car il est très difficile et coûteux de concevoir en France dans le milieu de la mode et du textile.

C’est pour toutes ces raisons éthiques que j’ai décidé d’être freelance. Mais, c’était aussi une motivation personnelle, puisque j’ai fait un burn-out à cause d’un milieu professionnel toxique. Je m’épanouie beaucoup plus en freelance, même si ça reste parfois difficile, mais c’est mon choix de vie.

Avec quels types de clients travailles-tu et sur quels types de projets ?

Mes clients sont tout simplement des jeunes créateurs qui lancent leur projet. Ce sont de nouveaux projets émergents, mais j’ai déjà travaillé avec quelques marques qui avaient déjà lancé une première collection. En revanche, je ne travaille plus du tout pour la grande distribution.

Que penses-tu du futur du secteur de la mode et du textile ?

Pour moi, il faut privilégier un maximum les marques et la consommation locale, mais aussi et surtout la seconde main. Il y a aussi l’upcycling qui consiste à réutiliser des matières existantes pour détourner un objet. Par exemple, à partir d’un rideau, d’une chute de tissu ou d’un vêtement existant, on peut ajuster ou créer quelque chose de nouveau. L’idée est de ne pas acheter de matière nouvelle pour produire, on utilise ce qui existe déjà pour éviter la surconsommation.

À l’avenir, je pense aussi qu’on travaillera plus avec des marques qui font du sur-mesure ou de la précommande. Ce n’est pas encore très démocratisé mais je l’espère.

Tu as aussi fondé ta marque Wild Flow, tu peux nous en dire plus ?

Wild Flow, c’est la rencontre entre graphisme et slow fashion (soit une fabrication plus éthique et respectueuse). Avec cette marque, je fais aussi de l’upcycling en chinant des vestes, des sweats ou des tee-shirts de seconde main. Je les customise ensuite avec mes motifs issus de ma collection de graphisme.

L’idée de Wild Flow est vraiment de ne pas acheter de matière nouvelle, tout en utilisant mon univers graphique qui a un côté groovy, psychédélique ou encore rétro. J’ai eu une collection en coton bio, mais je ne la propose qu’en précommande même s’il me reste quelques modèles disponibles. Cela dit, c’est très difficile de développer une marque qui ne propose pas de stock immédiat. Donc je privilégie le recyclage et la seconde main customisée.

Où trouves-tu tes inspirations ?

C’est difficile à dire. Je fais beaucoup de recherche et de veille sur internet, dans les livres, des expositions, etc. J’essaye de toujours me documenter. J’aime beaucoup aller dans des magasins vintage ou des friperies aussi.

Un projet client dont tu es particulièrement fière ?

J’avais travaillé pour une collection dont je n’ai pas réalisé le design, mais pour laquelle j’ai aidé sur le sourcing des matières et fournisseurs. Et ça fonctionne plutôt bien pour lui ! C’est une marque pour les Français expatriés à l’étranger, donc on y retrouve beaucoup de logos et de connotations humoristiques en référence à la France. C’est l’un de mes derniers projets clients.

Avant ça, j’avais travaillé pour la marque Gayaskin, qui propose de l’active wear en matières recyclées, mais qui a malheureusement arrêté son activité. J’ai travaillé sur l’une des collections. C’est un exemple de marque éthique qui a du mal perdurer et c’est vraiment dommage.

À quoi ressemble une journée-type chez toi ?

Si j’ai des projets clients en cours, c’est ma priorité. C’est vrai qu’il est difficile de jongler entre les deux, car j’ai aussi des créations à faire pour ma propre marque. En ce moment, par exemple, j’ai des modèles à finaliser pour une exposition dans une nouvelle boutique, et c’est toute une préparation en amont.

J’essaye de faire des journées pleines soit sur mon activité freelance soit sur ma marque, de cloisonner les deux pour ne pas les mélanger. J’ai aussi régulièrement des stagiaires en stylisme, textile et couture qui viennent m’aider. Pour le moment, je travaille chez moi mais c’est très sympa de collaborer avec une autre personne.

Quels conseils donnerais-tu à une jeune marque de textile ?

Pour une jeune marque qui souhaite se lancer, je dirais qu’il faut bien réfléchir à la base, soit la direction artistique et la stratégie de marque. Il y a trop de créateurs qui se lancent sans vraiment réfléchir aux fondations de la marque telles que les valeurs, le storytelling, etc. Alors que c’est très important. Il y a beaucoup de marques qui arrêtent parce que ça ne fonctionne pas, ils n’ont pas fait l’étude de marché par exemple.

Je ne suis pas spécialisée en marketing, mais je pense qu’il est très important de se faire accompagner là-dessus. Il faut prendre ce temps d’analyse, quitte à y passer un ou deux ans, plutôt que de se lancer à l’aveugle et faire des produits qui existent déjà ailleurs ou dont les prix n’ont pas été bien établis.

J’en vois aussi qui ne veulent pas travailler avec des stylistes et passent directement par des ateliers. Par conséquent, en termes de design, parfois ça ne va pas du tout. Certaines marques font un produit qui leur plaise à elles sans penser aux consommateurs.

Depuis quand utilises-tu Freebe et pourquoi ? Une fonctionnalité chouchou ?

J’utilise Freebe depuis octobre 2022 pour tout ce qui est devis et factures. C’est beaucoup plus simple pour moi d’avoir cet outil, car avant je faisais tout moi-même et c’était une grosse perte de temps. Si j’avais une fonctionnalité chouchou, ce serait vraiment l’éditeur de documents du coup. Mais j’aime aussi le CRM, ça me permet de retravailler facilement avec un client par la suite puisque j’ai déjà toutes les informations. Freebe, c’est vraiment un gain de temps pour moi !

Pour suivre Floriane ou travailler avec elle, c’est par là :

Son site web

Son compte Instagram

Sa marque Wild Flow

L’instagram de Wild Flow

Article rédigé par l'auteur :
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F.A.Q Freelance - Résumé de l'article

💬 Qui est Floriane Robin, styliste et graphiste textile freelance ?

La team Freebe a eu le plaisir de te faire découvrir le parcours et le métier de Floriane, styliste, graphiste textile freelance et fondatrice de la marque éthique Wild Flow. Elle accompagne ses clients dans la création de leur marque de textile et propose ses propres modèles recyclés.

🎨 À quoi ressemble le quotidien d’un styliste ou d’un graphiste textile freelance ?

Un freelance en graphisme textile et stylisme accompagne ses clients sur les diverses étapes de création d’une collection, de la direction artistique à la recherche de matières et d’ateliers de confection. Il peut exercer pour des jeunes créateurs ou de grands groupes.

💙 Comment Freebe peut aider les stylistes freelance ?

Freebe est un outil de facturation et de gestion pour tous les auto-entrepreneurs. Il peut accompagner les graphistes et stylistes au quotidien dans la gestion de leurs clients, leur facturation, la création de devis ou le suivi de leur chiffre d’affaires.

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